Le Japonais est désormais éligible au CPF

Vous souhaitez apprendre le japonais ?

Sachez que cette langue est à présent éligible au CPF c’est-à-dire que votre formation peut être financée par l’organisme financeur (OPCA) dont dépend votre employeur.

Les langues qu’il est possible d’apprendre grâce au CPF sont désormais  : anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, chinois, japonais, arabe, russe, norvégien, hindi, Français Langue étrangère, polonais.

 

La FFP prend les devants

Alors que le Premier Ministre vient de confirmer que 15 milliards d’euros serait consacré au Plan d’Investissement en Compétences, la FFP, Fédération de la Formation Professionnelle, appelle à intégrer cette mesure financière dans une réforme du système de la formation.

Depuis plusieurs années, la FFP alerte les pouvoirs publics sur la nécessité de moderniser le système français de formation professionnelle : sans une véritable réflexion sur les inefficiences du système français de formation, les plans d’investissements conjoncturels dans la formation professionnelle ne peuvent avoir que des impacts limités, voire artificiels sur l’emploi en France. Cette analyse vient d’être confirmée par France Stratégie dans son rapport « Renforcer la capacité des entreprises à recruter » (août 2017).  Pour son Président, Jean Wemaëre, il faut « changer de logiciel en France… Il faut faire confiance aux particuliers et aux employeurs, et les encourager à investir directement dans leurs compétences…C’est ainsi que la France pourra prendre le leadership de l’économie de la connaissance. »

Retrouvez l’intégralité du communiqué de presse de la FFP

CPF 2017 : les chiffres clés

Les chiffres publiés par CPFormation le 3 avril 2017 (http://www.cpformation.com/derniers-chiffres-du-cpf/) montrent que malgré un pic inédit du nombre d’ouverture de comptes en janvier 2017 (grâce à la campagne nationale du Compte Personnel d’Activité), la tendance est à la baisse sur l’ensemble du premier trimestre (alors qu’en janvier il y avait 217 491 ouvertures de comptes, ce chiffre n’atteignait que 150 302 en mars et seulement 104 117 en avril).

Mais il y a une bonne nouvelle : le ratio des dossiers entamés sur le nombre de comptes personnels de formation (CPF) créés est en hausse au premier trimestre 2017: en effet, 20% des créations de comptes ont abouti à une formation professionnelle.

Au palmarès des formations privilégiées par les salariés on trouve : le TOEIC (Test Of English for International Communication), le CléA (Socle de compétences), le BULATS (Business Language Testing Service), le stage de préparation à l’installation (SPI), et enfin le certificat d’aptitude à la conduite en sécurité R389 chariots automoteurs.

Ainsi, les entrées en formation augmentent relativement au nombre de comptes personnel de formation ouverts. Cela a été rendu possible notamment grâce aux activités de suivi renforcé entrepris par OPCA et Pôle Emploi.

Mais l’écart demeure conséquent entre le nombre de comptes ouverts et le nombre de formations validées …

Les employés en formation, un financement si difficile ?

Alors même que le CPF (Compte Personnel de Formation) relève encore aujourd’hui de l’inconnu pour beaucoup de salariés en France, les modalités de financement de la formation continue en général peuvent vite se compliquer selon le plus ou moins grand soutien de votre employeur. C’est ce que révèle l’article « Formation continue : comment convaincre son employeur de financer ? » paru dans Le Monde le 28 mai 2017.

Bon à savoir : le conseil en évolution professionnelle, créé en 2014, met les salariés qui le souhaitent en relation avec des spécialistes de la formation continue. Ce qui est primordial, c’est de s’assurer que la formation réponde aux besoins de l’entreprise.

Viens ensuite la question tant redoutée : quel financement ? D’abord, la clé est de s’assurer que le projet de formation bénéficie aussi bien à l’employé qu’à l’employeur. Pour ce faire, il peut être judicieux de combiner les ressources du CPF et du plan de formation de l’entreprise. De plus, les executive MBAs, délivrés par des écoles de commerces comme l’Em Lyon, sont en vogue, car ils ont le mérite d’offrir des cours du soirs, hors temps de travail.